dimanche 26 février 2012

Une tête de lapin qui fait des fraises, c'est ça l'agriculture naturelle!

Aujourd'hui à kamakura yama , keiko inaugurait son premier atelier d'agriculture naturelle ( shizen nohou) apprise avec matsuoka à Nara et après 10 ans de pratique d'agriculture bio dynamique en Italie. (http://yama0467.jimdo.com)

L'agriculture naturelle a été pensée par Masanobu Fukuoka , mort il y a quelques années seulement.
Sa philosophie est de laisser faire la nature , selon lui les graines doivent être lancées et non semées. C'est par une écoute profonde de la nature que l'on doit sentir où telle plante se sentira bien.
Mais cette manière de faire est plus un concept qu'une pratique et c'est Kawaguchi san avec d'autres qui l'exprimèrent de manière plus réaliste.


Les grandes lignes de cette agriculture sont:
- Ne pas bêcher ni arracher le smauvaises herbes
- Ne ne rien ajouter ni retirer à la terre

Contrairement à la permaculture où il est permis d'amener des choses extèrieures au jardin, tel que du fumier, des tatamis, ou des lombriques , l'agriculture naturelle n'autorise aucun "inpu"t.
Pour ce qui est des toilettes compost , également très utilisées dans la permaculture , kawaguchi l'a expérimenté avec les gens dont la maison était sur le potager , mais même si les humains ne sont pas un input en soi , ce qu'ils mangent le devient ( nourriture extèrieure au potager, médicaments) et il trouva que cela donnait un gôut au légumes .
Dans la logique de l'agriculture naturelle on pourrait se servir de ces toilettes si on ne consommait que ce qui vient du jardin ce qui de nos jours est impossible.
Les légumes sont donc moins gros qu'en permaculture mais au fur et à mesure des années grossissent tout en en nourrissant le sol à la manière " juste " de Fukuoka , c'est à dire naturellement .

Philosophie :
Mais l'agriculture naturelle c'est surtout une appréhension de la vie qui passe par la contemplation de la nature et le lien qui nous y lie. C'est revenir à la question essentielle de ce qu'est la vie et comment la preserver du mieux possible.
C'est préserver le cycle des saisons et la force naturelle qui rend les plantes plus fortes à chaque saison grâce à l'harmonie naturelle du terrain.
C'est nous inscrire dans cette logique d'evolution en respectant nous aussi les cycles naturels , dans nos activités quotidiennes .
C'est une manière de vivre qui au delà de l'agriculture nous aide à inscrire notre propre energie en accord avec notre environnement et qui devient un outil intuitif face aux engagements à prendre.
C'est aussi un moyen de renverser la logique d'acquisition des biens et de percevoir l'argent comme un engrais , plutôt que comme une chose à acquérir ,
Shizen Nohou ouvre à une réflexion globale sur nos sociétés et notre manière d'agir , et la catastrophe nucléaire permet d'accélerer cette réflexion avec l'espoir de pouvoir agir individuellement, dans son potager!

Problématique:
Dans l'agriculture aujourd'hui au delà de tous le sproblèmes ce sont les graines qui causent le plus d'inquiètudes car avec elles c'est l'avenir de la bio diversité qui est en jeu.
Les graines sont les garantes de la santé de l'humanité mais la plupart des graines actuellement vendues sont des hybrides faites pour donner beaucoup de fruits mais qui ne peuvent se reproduire.
Leur potentiel de vie est donc amoindris et le nôtre avec ce qui a certainement un lien direct avec le nombre des allergies croissante des nouvelles générations.
Créer des banques d'échanges de graines fait aussi partie de la philosophie de l'agriculture naturelle mais en premier lieu récupérer les graines des fruits cultivés et continuer à les replanter est essentiel ( cf seed savors handbook web site) .

Technique :
Pour démarrer un potager naurel , on commence par faire des monticules et des rigoles afin de faire couler l'eau.
On choisit aussi son design ( rond, en spiral, en rangées ) selon les degrés d'inclination avec le soleil et la plante que l'on veut cultiver, mais aussi en se laissant aller à sa créativité qui fait partie de la pratique ( intuition naturelle) .
Aujourd'hui c'est une tête de lapin que nous allons faire pour y planter des fraises au printemps.
On nettoie d'abord les mauvaises herbes à l'aide d'une serpette mais sans jamais arracher les herbes, ceci est très important.
On plante ensuite quelques batons pour se repérer et on creuse des rangées autour, d'environ 15 cm.
On ajoute ensuite le compost préparé par toutes les épluchures ménagères redevenus terre après 6 mois environ .
Une fois bien tassé on met du son de riz mais du son de blé peut fonctionnet selon keiko , bien qu'elle n'est pas essayer.
Et enfin on ajoute les herbes coupées sur le dessus.

Cette préparation se fait en janvier , février jusqu'au printemps , on laisse en friche un à deux mois.
Ensuite on plante du trèfles ou des haricots et après quelques semaines on amène les plantes pré elevés en pot et d'une hauteur d'environ 2 cm.
la raison de cette préparation c'est que les mauvaises herbes qui auront repoussées ne laisseraient pas la place aux graines de se former .
En revanche, déjà préparer et grâce à la protection de trèfle , elles pousseront en paix.

Pour " guérir" des terres fragilisées par de la radio activité ( au hasard ) on peut faire de l'engrios à base de certaines plantes et le mettre à la place du compost ou à mélanger.
On peut aussi faire pousser des plantes " detox " telles que le tusli ( holy basil à où dans l'idéal du chanvre.
les mauvaises herbes sont les bienvenues en agriculture naturelle et on ne les arrache surtout pas , elles nourriront certains insectes autour des plantes , on ajoutera en revanche des plantes compagnons , qui elles aussi divertiront les insectes et autres " gourmet".

Un lunch tout en poésie :
Après avoir fait notre lapin, nous avons été cueillir des fukis que keiko nous a servi au déjeuner en tempura et en goma ae , ainsi qu'une délicieuse salade mélangée du jardin.
Les légumes de saison sont essentiel à notre équilibre et ar exemple tout ce qui est donné par la terre à l'arrivée du printemps sert de " détox " au cors après les reserves de l'hiver , les fukis remplissent cette fonction au delà d'être délicieusement parfumés.

Fuki goma ae:
Faire bouillir les fukis dans un dashi de konbu une minute environ puis les essorer, mettre de l'huile de sésame grillé, du sel et du sésame en pâte ( surigoma).
Fuki tempura :
Faire une pâte de tempura avec de la farine , de l'eau et des glaçons , et les servir avec un bon sel.

Et pour notre inspiration poétique ( tankas) Yoshiko avait préparé un gâteau au brimbelle et chocolat ainsi qu'un pavé chocolat et dattes.

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